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Ces aides que vous oubliez de demander pourraient vous permettre de vivre mieux

En France, de nombreux Français ne réclament pas des aides sociales auxquelles ils ont droit. Pourquoi ? Quelles sont ces aides ?

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Près de la moitié des foyers français ne sollicitent pas les aides auxquelles ils ont droit, que ce soit en raison de la complexité des démarches ou d’une méconnaissance persistante. Ce phénomène de non-recours contribue à laisser des milliards d’euros inexploités dans les caisses de l’État.

Quelles sont les aides qui rencontrent le moins de succès ? Et comment expliquer les taux de non recours ? Ces derniers sont d’autant plus surprenants que la crise frappe le pays. Les Français qui y ont droit pourraient donc bien mieux vivre avec des versements supplémentaires tous les mois.

Comment expliquer le non recours des aides ?

En ces temps d’inflation, les citoyens ont besoin des aides de l’État pour maintenir leur pouvoir d’achat. Malgré la diversité des dispositifs, un grand nombre de personnes éligibles ne sollicitent pas ces aides. Chaque année, la France consacre 33,5 % de son Produit Intérieur Brut (PIB) aux prestations sociales, mais le taux de non-recours persiste.

Comment expliquer cette non-sollicitation ? Certains Français craignent sans doute la stigmatisation. Ils ne veulent pas qu’on sache qu’ils touchent des aides sociales pour vivre. Ou peut-être pensent-ils qu’il n’y ont pas droit. Ils ignorent les conditions d’éligibilité. 

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En effet, la méconnaissance autour des aides est sans doute la meilleure explication pour justifier ce non-recours. Les Français peuvent, en outre, ne pas vouloir se lancer dans les démarches pour les réclamer. Ils pensent que les délais sont trop longs et veulent s’en sortir par eux-mêmes. C’est louable, mais il est malgré tout dommage de passer à côté d’aides sociales intéressantes.

Les aides que les Français oublient

L’allocation éducation enfant handicapé (AEEH) illustre bien cette situation avec un taux de non-recours atteignant 85 %. Près de 300 000 parents pourraient bénéficier de cette aide financière, mais l’ignorance ou la confusion face aux démarches administratives constitue un obstacle majeur.

Bien que le montant de l’AEEH soit de 135,13 euros, il peut varier en fonction des catégories de handicap de l’enfant, atteignant un maximum de 1 146,69 euros, sans dépendre des ressources familiales.

D’autres aides telles que le revenu de solidarité active (RSA) et la prime d’activité sont également sous-utilisées. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, 34 % des allocataires de la prime d’activité ne la réclament pas, ce qui représente près de 750 millions d’euros non réclamés. De même, la complémentaire santé solidaire, destinée à aider les personnes aux ressources modestes, est négligée par 48 % des éligibles.

L’AAH : l’allocation que les Français oublient le plus

Le taux de non-recours de l’AAH est impressionnant, plus de 60%. Pourtant, cette aide sera supérieure à 1 000 euros en 2024. Elle concerne certains Français en situation de handicap.

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Il est d’autant plus dommage de s’en passer que le gouvernement a opté pour un changement de taille. Depuis le mois de novembre 2023, la CAF ne prend plus en compte les revenus du partenaire pour estimer le montant de l’aide. 

C’est une excellente nouvelle pour les bénéficiaires qui devaient nier leur relation amoureuse pour toucher le bon montant. Désormais, ils n’ont plus de choix à faire entre l’amour et leur indépendance financière.

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