Vous êtes ici :   Accueil   >   Actualités   >   RSA : revalorisation, nouvelles mesures… tous les changements en 2024 à connaître

RSA : revalorisation, nouvelles mesures… tous les changements en 2024 à connaître

Les bénéficiaires du RSA doivent s'attendre à des changements de taille en 2024. Des changements qui en inquiètent plus d'un.

Montrer le sommaire Cacher le sommaire

Pour les bénéficiaires du RSA, tout change en 2024. Si certaines nouvelles sont intéressantes, comme la revalorisation des aides sociales, la réforme du RSA est attendue avec moins d’impatience.

Et pour cause, elle change toutes les règles concernant les versements de ce minima social. Il s’agissait d’une annonce de campagne d’Emmanuel Macron. Et comme pour la réforme des retraites, malgré un désamour des Français, cette réforme va voir le jour.

Une revalorisation du RSA en avril 2024 ?

En avril prochain, les bénéficiaires du RSA (et des autres minima sociaux) devrait voir le jour. On s’attend à une augmentation de 4,6% d’après les dires de Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie annonce que cette revalorisation vise à soutenir les Français les plus modestes en cette période de crise.

L’objectif est également de ramener l’inflation à un niveau plus raisonnable, autour des 2 %, au cours de l’année 2024. Pour rappel, ce sont les pensions de retraite qui ont aussi connu une revalorisation. Elle était, cependant, plus importante, puisqu’elle était de 5,3%. 

À voir Top 10 des aides exceptionnelles et bons plans pour payer moins cher vos vacances cet été

Pour l’année 2024, le montant du RSA sera ainsi plus fort qu’en 2023. La revalorisation conduira à un montant de 635,75 euros pour une personne seule sans enfant à charge et de 953,56 euros pour un adulte seul avec un enfant à charge. Cette hausse représente une augmentation mensuelle de 28 euros pour les bénéficiaires du RSA.

De nouvelles règles pour le RSA

Toutefois, cette augmentation s’accompagne de nouvelles obligations pour les bénéficiaires du RSA. Conformément à un rapport de la Cour des comptes, le gouvernement a intégré dans le projet de loi pour le plein emploi l’obligation pour les bénéficiaires du RSA de consacrer 15 heures par semaine à une activité, que ce soit du travail en entreprise ou de la formation. 

Il s’agissait d’une crainte pour les Français. Et ce projet est désormais une réalité. Et il change évidemment beaucoup de choses.

Cette mesure est en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, et tout non-respect de cette règle peut entraîner la suspension des allocations, à l’exception des personnes en situation de handicap ou des parents isolés avec des enfants de moins de 12 ans sans solution de garde.

Vers une France avec un taux de chômage de 5% ?

Actuellement, le taux de chômage en France est supérieur à 7%. Emmanuel Macron souhaite baisser ce taux de plus de 2 points. Il souhaite alors pousser les Français à retrouver du travail. Et, d’après lui, cela passe par ce changement de taille pour les bénéficiaires du RSA.

À voir RSA et prime d’activité : est-il possible de cumuler les 2 aides de la CAF ? Les conditions

Car les changements ne s’arrêtent pas là. En effet, les bénéficiaires du RSA seront automatiquement inscrits à France Travail (anciennement Pôle Emploi) afin d’établir un contrat d’engagement entre les parties.

L’objectif est d’accompagner l’obtention du RSA avec des démarches actives vers un retour à l’emploi. L’État s’engage à élaborer un plan d’actions pour des objectifs d’insertion sociale et professionnelle. 

Le non-respect de ce contrat d’engagement pourrait entraîner une radiation des bénéficiaires du RSA par France Travail. Ce contrat devra être défini d’ici au 1ᵉʳ janvier 2025. Ainsi, c’est un changement de taille pour les bénéficiaires de ce minima social.

Vous aimez ? Partagez !