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AAH : conditions, montant, plafond… tout savoir sur les changements majeurs de cette aide

On vous présente toutes les informations à connaître sur l'AAH. Montant, éligibilité, réformes, revalorisation...

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L’AAH est une aide précieuse que verse la Caf tous les mois aux bénéficiaires. Mais comme toutes les autres aides, elle évolue avec le temps. Les conditions d’attribution peuvent changer, tout comme les versements. Cela dépend de la situation économique du pays. 

On se propose aujourd’hui de faire le point. Le but est de répondre à la question suivante, un peu triviale : « C’est quoi l’AAH, en 2024 ?« . Découvrez dans cet article toutes les dernières informations à connaître concernant cette aide si importante pour des milliers de Français.

AAH : montant et conditions pour la toucher

Cette année est importante pour l’AAH. En effet, pour la première fois depuis sa création en 1975, elle va atteindre à partir des versements du mois de mai la somme de 1 016,05 euros. Jusqu’au mois d’avril 2024, le montant maximal était de 971,37 euros.

Pourquoi une telle hausse ? Elle vient de la revalorisation du 1er avril concernant les aides sociales. Une revalorisation de 4,6%, conséquence directe de l’inflation qui touche le pays depuis deux ans. Les aides sociales comme la prime d’activité ou le RSA profitent, elles aussi, de cette hausse bienvenue.

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Maintenant, découvrons ensemble les Français qui peuvent prétendre à l’AAH. Pour commencer, ils doivent avoir au moins 20 ans (ou 16 ans dans des cas exceptionnels). Ils doivent vivre en France et présenter un taux d’incapacité permanente de 80% ou plus. Sous certaines conditions, ceux qui présentent un taux d’incapacité entre 50% et 79% peuvent aussi y prétendre.

Travailler et toucher l’AAH, comment faire ?

Comme nous le verrons dans le point suivant, les conditions font apparaître également un plafond de ressources. Alors, si un demandeur travaille et gagne bien sa vie, la Caf peut refuser de lui verser l’AAH. Le but de cette aide est justement d’assurer une indépendance et une autonomie à ceux qui ne peuvent pas travailler du fait de leur handicap. 

Mais que se passe-t-il s’ils trouvent finalement un travail ? Lors d’une reprise d’activité professionnelle, il est possible de cumuler l’AAH avec les revenus d’activité pendant une période de six mois, sans que ces revenus soient intégrés dans le calcul de l’allocation.

Après cette période, l’AAH s’ajuste en fonction des revenus professionnels, avec un abattement de 80% pour les revenus mensuels bruts inférieurs à 512,79 euros, et de 40% pour les revenus supérieurs à cette somme.

La durée de versement de l’AAH est attribuée de manière permanente aux individus avec un taux d’incapacité d’au moins 80%, et pour une période d’un à deux ans pour ceux ayant un taux d’incapacité entre 50% et 79%, pouvant être prolongée jusqu’à cinq ans si le handicap représente un obstacle significatif à la reprise d’emploi.

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La fin de la prise en compte des revenus du conjoint

Pour toucher l’AAH, les bénéficiaires doivent donc toucher des ressources inférieures au plafond. Et, depuis 2023, ils profitent d’une avancée sociale très intéressante. En effet, si les revenus du conjoint les empêchent de toucher l’AAH ou baissent le montant, alors la Caf ne les prend plus en compte. 

Alors, depuis quelques mois, la Caf prend en compte les revenus du conjoint uniquement s’ils arrangent celui qui touche l’AAH. C’est une avancée déterminante, les bénéficiaires plaidaient pour cela depuis des années.

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